Séjourné. Le dernier père de l’église, Saint Isidore de Seville; son rôle dans l’histoire du droit canonique. 1929.

Études de Théologie Historique
PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DES PROFESSEURS DE THÉOLOGIE
A L’INSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS

LE DERNIER PèRE DE L’ÉGLISE

SAINT

ISIDORE DE SÉVILLE

Son Rôle

Dans l’Histoire du Droit Canonique

par Dom Paul SÉJOURNÉ

ÉLèVE DIPLòMÉ
DE L’ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES HISTORIQUES

MCMXXIX

“Isidore de Séville, dit J. Tardif, a été le principal intermédiaire entre le monde romain et les nations germaniques qui avaient envahi l’Empire : c’est lui qui les a initiées aux connaissances scientifiques et grammaticales de la Grèce et de Rome, connaissances qui sont restées le fond de l’érudition du Moyen Age jusqu’au XIIe siècle. Ce qui est vrai de l’ensemble de la culture intellectuelle ne l’est pas moins des éléments de la science du droit : les Etymologies ont été, avec le Bréviaire d’Alaric, une des sources auxquelles on a longtemps puisé la connaissance des principes généraux de la législation romaine. L’œuvre [canonique] d’Isidore de Séville a été encore plus durable et presque toutes les notions juridiques contenues dans les Etymologies sont passées dans le Décret de Gratien… L’influence d’Isidore de Séville s’est fait sentir à la fois sur la législation canonique et sur les coutumes germaniques “.
De ces deux problèmes, que J. Tardif eût été plus à même que personne de mener à bon terme, et qui n’ont jamais été traités dans toute leur ampleur, le premier seul nous intéresse. Car le sujet du concours annuel de l’Université de Strasbourg, pour lequel ce mémoire a d’abord été rédigé, était ainsi conçu : Saint Isidore de Séville et son rôle dans l’histoire du droit canonique.