{"id":3579,"date":"2019-03-29T22:10:01","date_gmt":"2019-03-30T05:10:01","guid":{"rendered":"http:\/\/plgo.org\/?page_id=3579"},"modified":"2019-04-02T11:30:03","modified_gmt":"2019-04-02T18:30:03","slug":"de-la-denomination-de-peres-de-leglise-differences-entre-les-ecrivains-ecclesiastiques-division","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/plgo.org\/?page_id=3579","title":{"rendered":"Moehler. De la d\u00e9nomination de P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise. Diff\u00e9rences entre les \u00e9crivains eccl\u00e9siastiques. Division. 1843."},"content":{"rendered":"<h3>De la d\u00e9nomination de P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise. Diff\u00e9rences entre les \u00e9crivains eccl\u00e9siastiques. Division.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La partie patristique \u00e9tant la premi\u00e8re qu&#8217;il faut traiter dans une histoire de la litt\u00e9rature chr\u00e9tienne, il faut que nous commencions par expliquer la d\u00e9nomination de <em>P\u00e8re de l&#8217;\u00c9glise<\/em>. Tout l&#8217;Orient, depuis la Palestine jusqu&#8217;\u00e0 la Chine, honorait avec raison les docteurs et les pr\u00eatres du nom de <em>p\u00e8re<\/em>, et par la m\u00eame raison les \u00e9l\u00e8ves \u00e9taient d\u00e9sign\u00e9s sous le nom de fils et de fille. Les Orientaux voulaient indiquer par l\u00e0 que celui qui communiquait \u00e0 un autre la vie spirituelle qu&#8217;ils appelaient <em>r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration<\/em>, se trouvait \u00e0 cet \u00e9gard dans la m\u00eame position que le p\u00e8re naturel l&#8217;est \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du corps.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> Nous trouvons aussi chez les Grecs le mot de <em>p\u00e8re<\/em> employ\u00e9 dans le m\u00eame sens. Alexandre donna ce titre \u00e0 son ma\u00eetre \u00c2ristote, et les ma\u00eetres donnaient \u00e0 leurs \u00e9l\u00e8ves le nom de fils.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> Il est inutile de remarquer combien cet usage servait \u00e0 indiquer les rapports de tendresse et de confiance qui ont lieu entre le ma\u00eetre et l&#8217;\u00e9l\u00e8ve, ainsi que le prix que l&#8217;on attachait \u00e0 une profonde instruction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous retrouvons aussi cet usage dans le Nouveau Testament, d&#8217;o\u00f9 il passa dans l&#8217;\u00c9glise chr\u00e9tienne, d&#8217;autant plus facilement, que depuis long-temps la mani\u00e8re dont les Grecs consid\u00e9raient les rapports du ma\u00eetre \u00e0 l&#8217;\u00e9l\u00e8ve avait autoris\u00e9 cette mani\u00e8re de s&#8217;exprimer. Les temps chr\u00e9tiens donn\u00e8rent une vie nouvelle aux anciens sentimens, et plusieurs institutions en port\u00e8rent l&#8217;empreinte, ce qui \u00e9tait d&#8217;autant plus naturel que le prix de l&#8217;instruction spirituelle \u00e9tait alors mieux senti et mieux appr\u00e9ci\u00e9 que dans les temps qui avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le Christianisme.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous les docteurs spirituels, et particuli\u00e8rement les \u00e9v\u00eaques, s&#8217;appel\u00e8rent <em>P\u00e8res<\/em> (pap\u00e6) dans l&#8217;\u00c9glise chr\u00e9tienne jusque fort avant dans le moyen \u00e2ge ; aujourd&#8217;hui ce titre est exclusivement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00eaque de Rome. Cependant, pris dans un sens plus ordinaire et moins \u00e9tendu, il s&#8217;applique particuli\u00e8rement \u00e0 ces docteurs de l&#8217;\u00c9glise chr\u00e9tienne qui v\u00e9curent dans les premiers temps, qui se distingu\u00e8rent par leur pi\u00e9t\u00e9 et leur amour du Christianisme, qui le propag\u00e8rent par leur parole et leurs \u00e9crits, et qui, par les ouvrages qu&#8217;ils nous ont laiss\u00e9s, attestent la foi de l&#8217;\u00c9glise primitive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut pourtant remarquer \u00e0 ce sujet que tous les \u00e9crivains eccl\u00e9siastiques, sans exception, n&#8217;ont pas obtenu cet honneur, mais que pour l&#8217;obtenir il \u00e9tait n\u00e9cessaire de poss\u00e9der certaines qualit\u00e9s et de se trouver plac\u00e9 dans un rapport direct et particulier avec l&#8217;\u00c9glise. Ces qualit\u00e9s \u00e9taient : <em>une \u00e9rudition plus qu&#8217;ordinaire, la saintet\u00e9, l&#8217;approbation (approbatio) de l&#8217;\u00c9glise et l&#8217;antiquit\u00e9<\/em>. On reconna\u00eet pourtant bient\u00f4t que la r\u00e9union de ces quatre caract\u00e8res ne pouvait pas \u00eatre toujours exig\u00e9e. Par une <em>\u00e9rudition peu ordinaire<\/em>, on n&#8217;entendait pas la plus vaste possible, mais une science relativement grande. Si l&#8217;on voulait regarder cette qualit\u00e9 comme absolument indispensable, il faudrait rayer du catalogue beaucoup de noms qui y tiennent aujourd&#8217;hui \u00e0 juste titre une place distingu\u00e9e ; en effet, les plus anciens P\u00e8res, tels que Cl\u00e9ment de Rome, Ignace et d&#8217;autres, n&#8217;\u00e9taient pas remarquablement savans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seconde qualit\u00e9 essentielle, la <em>saintet\u00e9<\/em>, est en revanche d&#8217;une n\u00e9cessit\u00e9 absolue dans un P\u00e8re de l\u2019\u00c9glise, pourvu toutefois que l&#8217;on n&#8217;entende par l\u00e0 qu&#8217;une haute vertu chr\u00e9tienne. Celle-l\u00e0 est d&#8217;autant plus indispensable que dans l&#8217;id\u00e9e que l&#8217;on se fait d&#8217;un P\u00e8re est renferm\u00e9e non seulement celle de la personne qui a donn\u00e9 l&#8217;\u00eatre, mais encore de celle qui doit servir d&#8217;exemple par la conduite. C&#8217;est pourquoi ils sont le sel de la terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La troisi\u00e8me qualit\u00e9 que l&#8217;on exige d&#8217;eux para\u00eet \u00eatre en quelque sorte une p\u00e9tition de principe, car d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 ils doivent servir de t\u00e9moins de la doctrine de l&#8217;\u00c9glise, et de l&#8217;autre on demande qu&#8217;avant de pouvoir en servir, ils aient obtenu l&#8217;approbation de l&#8217;\u00c9glise. On pr\u00e9tendrait d&#8217;apr\u00e8s cela prouver la confiance que m\u00e9ritent les P\u00e8res par l&#8217;autorit\u00e9 de l&#8217;\u00c9glise, <em>et vice versa;<\/em> mais en consid\u00e9rant mieux la chose on verra qu&#8217;il n&#8217;en est pas ainsi. Quand il s&#8217;agit de prouver un fait par t\u00e9moins, chacun qui vient d\u00e9poser compte ; mais la confiance que l&#8217;on doit accorder \u00e0 sa d\u00e9position se mesure d&#8217;apr\u00e8s des principes g\u00e9n\u00e9raux pos\u00e9s par la critique. Il s&#8217;ensuit donc naturellement que celui-l\u00e0 seul qui vit dans l&#8217;\u00c9glise et qui se trouve en communaut\u00e9 de foi avec elle, est en \u00e9tat de rendre t\u00e9moignage de la foi de l&#8217;\u00c9glise qu&#8217;il partage avec elle ; tandis que tous ceux qui vivent hors d&#8217;elle, qu&#8217;elle ne reconna\u00eet point, sont incapables, dans leur isolement, d&#8217;offrir une garantie certaine de la v\u00e9rit\u00e9 de leur t\u00e9moignage sur la foi de l&#8217;\u00c9glise ; il ne doit done \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 que dans son rapport avec celui des t\u00e9moins appartenant \u00e0 l&#8217;\u00c9glise. En attendant, la mani\u00e8re dont l&#8217;\u00c9glise exprime son approbation peut varier selon les circonstances. Dans les premiers temps c&#8217;\u00e9tait seulement l&#8217;impression imm\u00e9diate que l&#8217;ensemble de la vie et des actions d&#8217;un docteur faisait sur la masse qui d\u00e9cidait de son admission au nombre des P\u00e8res ; la satisfaction universelle caus\u00e9e par la mani\u00e8re dont il d\u00e9fendait les croyances chr\u00e9tiennes, ou l\u2019usage pub!ic, dans un concile par exemple, \u00a0que l&#8217;\u00c9glise faisait de ses \u00e9crits pour combattre une h\u00e9r\u00e9sie, devenait pour lui une approbation implicite. Parfois aussi, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet aveu tacite, l&#8217;\u00c9glise accordait une approbation plus positive et plus solennelle. Ainsi le pape L\u00e9on-le-Grand, saint Thomas d&#8217;Aquin et saint Bonaventure furent \u00e9lev\u00e9s par des bulles pontificales au rang de P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&#8217;apr\u00e8s les deux derni\u00e8res marques distinctives d\u2019un P\u00e8re de l\u2019\u00c9glise, il faut rayer de leur nombre tous les anciens \u00e9crivains eccl\u00e9siastiques qui manquaient de l\u2019une ou de l\u2019autre, ou de toutes les deux. Ainsi il y en a parmi eux de qui la saintet\u00e9 de conduite n&#8217;\u00e9tant pas si positivement reconnue, ou qui, trop susceptibles de recevoir des influences \u00e9trang\u00e8res, n&#8217;ont point toujours exprim\u00e9 la foi traditionnelle dans l\u2019esprit et le sens de l\u2019\u00c9glise, et \u00e0 qui par cons\u00e9quent elle n&#8217;a pu accorder qu&#8217;une approbation restreinte. On les appelle en cons\u00e9quence <em>Scriptores ecclesiastici\u00a0:<\/em> tels sont Papias, Cl\u00e9ment d&#8217;Alexandrie, Orig\u00e8ne, Tertullien, Eus\u00e8be de C\u00e9sar\u00e9e, Rufin d&#8217;Aquil\u00e9e et autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En revanche, l&#8217;\u00c9glise a distingu\u00e9 d&#8217;une mani\u00e8re particuli\u00e8re quelques uns des P\u00e8res reconnus par elle. Plusieurs d&#8217;entre eux qui ont poss\u00e9d\u00e9 les trois caract\u00e8res distinctifs \u00e0 un degr\u00e9 tr\u00e8s \u00e9minent \u00a0qui ont joint \u00e0 une puret\u00e9 extraordinaire dans le maintien de la foi catholique une \u00e9rudition particuli\u00e8re dans la mani\u00e8re de la d\u00e9fendre et de l&#8217;affermir, et qui ont en cons\u00e9quence acquis par l\u00e0 dans le royaume de Dieu un m\u00e9rite plus grand aupr\u00e8s de leurs contemporains et de la post\u00e9rit\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s <em>Doctores Ecclesi\u00e6<\/em> par excellence. Ceux de l\u2019\u00c9glise d&#8217;Orient sont : Athanase, Basile-le- Grand, Gr\u00e9goire de Nazianze et Chrysostome; ceux de l&#8217;\u00c9glise d&#8217;Occident : Ambroise, J\u00e9r\u00f4me, Augustin, Gr\u00e9goire-le-Grand, auxquels on ajouta plus tard : L\u00e9on-le-Grand, Thomas d&#8217;Aquin et Bonaventure.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 la quatri\u00e8me qualit\u00e9 importante, savoir l\u2019<em>antiquit\u00e9<\/em>, il r\u00e8gne \u00e0 cet \u00e9gard les opinions les plus divergentes. Comme on n&#8217;a point encore d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 quelle \u00e9poque il faut clore la liste des P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise, il s\u2019ensuit que cette qualit\u00e9 doit \u00eatre plus ou moins imp\u00e9rieusement exig\u00e9e, selon les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de voir. Les protestans sont dans I\u2019usage de ne plus admettre de P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise apr\u00e8s le troisi\u00e8me, le quatri\u00e8me ou tout au plus le sixi\u00e8me si\u00e8cle, tandis que les catholiques en reconnaissent jusque dans le treizi\u00e8me si\u00e8cle. Il est incontestable qu&#8217;un P\u00e8re de l&#8217;\u00c9glise doit \u00eatre d&#8217;autant plus respectable et pIus pr\u00e9cieux, qu&#8217;il se rapproche davantage des temps apostoliques, parce que dans ce cas son t\u00e9moignage au sujet de la tradition primitive acquiert un bien plus grand poids, et que sous ce rapport un P\u00e8re de l\u2019\u00c9glise du treizi\u00e8me si\u00e8cle ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un disciple des ap\u00f4tres; d&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9 cependant, que ce signe caract\u00e9ristique ne saurait \u00eatre limit\u00e9 \u00e0 une \u00e9poque pr\u00e9cise, au point d&#8217;exclure tous les si\u00e8cles suivans. C&#8217;est ce que les catholiques ont de tout temps clairement exprim\u00e9, d&#8217;une part en rapprochant la limite jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque indiqu\u00e9e \u00a0et de l&#8217;autre, afin de ne pas renoncer tout-\u00e0-fait \u00e0 la juste distinction de l&#8217;antiquit\u00e9, en adoptant trois p\u00e9riodes, dont la premi\u00e8re descend jusqu&#8217;\u00e0 la fin du troisi\u00e8me si\u00e8cle, dont la seconde va jusqu&#8217;\u00e0 la fin du sixi\u00e8me, et dont la troisi\u00e8me se termine avec le treizi\u00e8me si\u00e8cle. Mais \u00e0 tout consid\u00e8rer, cette insistance \u00e0 vouloir fixer une \u00e9poque pour clore la liste des P\u00e8res de I\u2019\u00c9glise est la suite ou d&#8217;une pol\u00e9mique partiale ou d&#8217;une mani\u00e8re de voir trop \u00e9troite. Le fait est que d&#8217;apr\u00e8s le sens v\u00e9ritable et primitif du mot, il doit y avoir des P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise tant que l&#8217;\u00c9glise subsistera, et que le pape doit conserver \u00e0 cet \u00e9gard le droit dont il a toujours joui, toutes les fois que l&#8217;\u00c9glise verra appara\u00eetre un de ces astres brillans sur l&#8217;horizon de la science eccl\u00e9siastique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 nous, dans notre histoire de la litt\u00e9rature chr\u00e9tienne, nous suivrons la division que la nature des choses et des \u00e9v\u00e9nemens nous indique. Nous distinguerons dans l&#8217;histoire de l&#8217;\u00c9glise trois \u00e2ges, chacun marqu\u00e9 par le caract\u00e8re particulier de l&#8217;instruction scientifique qui y a pr\u00e9valu. Le premier est l&#8217;\u00e2ge <em>grec-romain<\/em>, le second l&#8217;\u00e2ge <em>germanique<\/em>, le troisi\u00e8me l&#8217;\u00e2ge <em>romain-grec-germanique<\/em>. Le premier s&#8217;\u00e9tend depuis l&#8217;origine de l&#8217;\u00c9glise jusqu&#8217;au huiti\u00e8me si\u00e8cle, c&#8217;est-\u00e0-dire jusqu&#8217;\u00e0 saint Jean Damasc\u00e8ne, pendant lequel le d\u00e9veloppement de la science chr\u00e9tienne s&#8217;est rattach\u00e9 \u00e0 la science grecque-romaine qu&#8217;il trouvait existante ; le second depuis le huiti\u00e8me si\u00e8cle jusqu&#8217;\u00e0 la fin du quinzi\u00e8me, alors que la science chr\u00e9tienne s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9e et perfectionn\u00e9e conform\u00e9ment au g\u00e9nie particulier des peuples germaniques ; le troisi\u00e8me enfin comprend les trois derniers si\u00e8cles jusqu&#8217;\u00e0 notre temps, o\u00f9 la science germanique s&#8217;est fondue dans celle de la Gr\u00e8ce et de Rome, par la renaissance des \u00e9tudes classiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[Ces grandes p\u00e9riodes de temps seront subdivis\u00e9es en d&#8217;autres plus petites, qui seront indiqu\u00e9es par les changemens survenus dans la situation des affaires de l&#8217;\u00c9glise, pour autant que ces changemens ont influ\u00e9 sur sa litt\u00e9rature].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Moehler. &#8220;De la d\u00e9nomination de P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise. Diff\u00e9rences entre les \u00e9crivains eccl\u00e9siastiques. Division.&#8221;, In: <em>La Patrologie, ou histoire litt\u00e9raire des trois premiers si\u00e8cles de l&#8217;\u00c9glise Chr\u00e9tienne; Oeuvre posthume de J.-A. Moehler. Publi\u00e9e par F.-X. Reithmayer<\/em>. Paris, Deb\u00e9court, Libraire-\u00c9diteur, pp. 16-22. 1843.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf. IV, les Rois, 2, 3, 5, 7, 15; les Juges, 13, 11; les Proverbes, 4, 10. C\u2019est ainsi que saint Paul dit qu\u2019il est le P\u00e8re des Corinthiens qu\u2019il a convertis\u00a0: I Cor. 4, 14 sq., et y ajoute pour motif\u00a0: \u03b5\u03bd \u03b3\u03b1\u03c1\u00a0<em>\u03a7\u03c1\u03b9\u03c3\u03c4\u03ce \u0399\u03b7\u03c3\u03bf\u03cd \u03b4\u03b9\u03ac \u03c4\u03bf\u03c5 \u03b5\u03c5\u03b1\u03b3\u03b3\u03b5\u03bb\u03af\u03bf\u03c5 \u03b5\u03b3\u03ce \u03c5\u03bc\u03ac\u03c2 \u03b5\u03b3\u03ad\u03bd\u03bd\u03b7\u03c3\u03b1<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> L\u2019\u00e9tymologie de plusierus mots de leur langue nos apprend que les Grecs connaissaient ce rapport du ma\u00eetre \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e8ve. Ainsi du mot \u03c0\u03b1\u03b9\u03c2, fils, on a tir\u00e9 le verbe \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b9\u03c5\u03b5\u03b9\u03bd, instruir\u00e9, \u00e9lever, d\u2019o\u00f9 d\u00e9rivent les mots \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b5\u03b9\u03b1, \u00e9ducation et \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b1\u03b3\u03c9\u03b3\u03bf\u03c2, ma\u00eetre, pr\u00e9cepteur. Cl\u00e9ment d\u2019Alexandrie (Strom. I. c. 1, edit. Wurzbourg, p. 5) dit \u00e0 ce sujet\u00a0: \u03c5\u1f31\u1f78\u03c2\u00a0\u03b4\u1f72\u00a0\u03c0\u1fb6\u03c2 \u1f41 \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b5\u03c5\u03cc\u03bc\u03b5\u03bd\u03bf\u03c2\u00a0\u03ba\u03b1\u03b8&#8217; \u1f51\u03c0\u03b1\u03ba\u03bf\u1f74\u03bd \u03c4\u03bf\u1fe6 \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b5\u03cd\u03bf\u03bd\u03c4\u03bf\u03c2, se r\u00e9f\u00e9rant au livre des Proverbes, II, 1, \u03c5\u1f31\u1f73 \u1f10\u1f70\u03bd \u03b4\u03b5\u03be\u1f71\u03bc\u03b5\u03bd\u03bf\u03c2 \u1fe5\u1fc6\u03c3\u03b9\u03bd \u1f10\u03bc\u1fc6\u03c2 \u1f10\u03bd\u03c4\u03bf\u03bb\u1fc6\u03c2 \u03ba\u03c1\u1f7b\u03c8\u1fc3\u03c2 \u03c0\u03b1\u03c1\u1f70 \u03c3\u03b5\u03b1\u03c5\u03c4\u1ff7\u00a0\u1f51\u03c0\u03b1\u03ba\u03bf\u1f7b\u03c3\u03b5\u03c4\u03b1\u03b9 \u03c3\u03bf\u03c6\u1f77\u03b1\u03c2 \u03c4\u1f78 \u03bf\u1f56\u03c2 \u03c3\u03bf\u03c5. Et de m\u00eame encore, IV, 1 [\u00ab\u00a0III\u00a0\u00bb, in the original, <em>n. of the transc.<\/em>], 1, \u03b1\u03ba\u03bf\u03cd\u03c3\u03b1\u03c4\u03b5\u00a0\u03c0\u03b1\u03af\u03b4\u03b5\u03c2 \u03c0\u03b1\u03b9\u03b4\u03b5\u03af\u03b1\u03bd\u00a0\u03c0\u03b1\u03c4\u03c1\u03cc\u03c2 \u03ba. \u03c4. \u03bb. Cf. Iren. adv. h\u00e6res. IV, 41, \u00a7 2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cf. Basil. epp. 337 et 339.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Dans l\u2019office divin, ce titre est accord\u00e9 \u00e0 d\u2019autres saints P\u00e8res, tels qu\u2019Hilaire de Poitiers, Isidore de S\u00e9ville, le v\u00e9n\u00e9rable B\u00e8de, Anselme, Bernard, sans qu\u2019ils puissent pourtaut \u00eatre plac\u00e9s au m\u00eame rang que les pr\u00e9c\u00e9dens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"De la d\u00e9nomination de P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise. 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