{"id":755,"date":"2009-09-12T23:39:47","date_gmt":"2009-09-13T06:39:47","guid":{"rendered":"http:\/\/plgo.info\/?page_id=755"},"modified":"2011-09-07T22:47:30","modified_gmt":"2011-09-08T05:47:30","slug":"les-patrologies-syriaque-et-orientale-et-la-revue-de-lorient-chretien","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/plgo.org\/?page_id=755","title":{"rendered":"Les Patrologies Syriaque et Orientale et la Revue de L&#8217;Orient Chr\u00e9tien."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Le touriste, apr\u00e8s avoir gravi p\u00e9niblement une montagne, prend plaisir \u00e0 revoir le chemin parcouru, \u00e0 d\u00e9couvrir de nouveaux horizons et \u00e0 former, de son observatoire, les plans de nouvelles excursions, c&#8217;est-\u00e0-dire de nouvelles fatigues. On nous permettra de nous accorder une satisfaction analogue et, apr\u00e8s l&#8217;apparition du tome II de la Patrologie Syriaque, des tomes I et II de la Patrologie Orientale et de six num\u00e9ros de la seconde s\u00e9rie de l&#8217;Orient Chr\u00e9tien, de jeter un coup d&#8217;\u0153il sur le chemin parcouru et de pr\u00e9voir les futurs travaux.<br \/>\nIl y a pr\u00e8s de vingt ans que Mgr Graffin, professeur \u00e0 l&#8217;Institut catholique de Paris, formait le projet de compl\u00e9ter les Patrologies de Migne par la publication des textes Orientaux. L&#8217;entreprise \u00e9tait beaucoup plus difficile que celle de Migne, lequel n&#8217;avait qu&#8217;\u00e0 r\u00e9imprimer d&#8217;excellentes \u00e9ditions et pouvait trouver facilement des hommes connaissant assez de grec et de latin pour corriger des r\u00e9impressions.<br \/>\nIl n&#8217;en va pas de m\u00eame pour les textes orientaux. La plupart sont in\u00e9dits et se trouvent par fragments dans un grand nombre de biblioth\u00e8ques; les textes \u00e9dit\u00e9s eux-m\u00eames n&#8217;ont souvent que des \u00e9ditions provisoires bas\u00e9es sur quelques manuscrits et non sur l&#8217;ensemble des manuscrits. Nous en sommes donc, pour ces textes, au point o\u00f9 l&#8217;on en \u00e9tait, pour les textes grecs et latins, au commencement du XVIe si\u00e8cle, avant les \u00e9ditions des b\u00e9n\u00e9dictins et de leurs \u00e9mules. On doit vaincre les difficult\u00e9s scientifiques de recherche des manuscrits, collations, traductions et \u00e9ditions, en m\u00eame temps que les difficult\u00e9s typographiques, les seules que connut Migne.<br \/>\nMgr Graffin esp\u00e9rait triompher des difficult\u00e9s scientifiques avec l&#8217;appui des nombreux savants qui consacrent en tout pays leurs labeurs aux langues orientales et avec l&#8217;aide de ses meilleurs \u00e9l\u00e8ves. Sans parler du contr\u00f4le continu qu&#8217;il comptait exercer sur les publications, il se r\u00e9servait, dans la Patrologie Syriaque, la t\u00e2che la plus ingrate mais la plus importante, qui \u00e9tait de collationner les divers manuscrits, car il ne concevait alors que des \u00e9ditions ne varietur, autant du moins que ses forces le lui permettraient.<br \/>\nRestaient les difficult\u00e9s typographiques, et elles \u00e9taient plus nombreuses pour les textes orientaux que pour les textes grecs et latins. En effet, Migne, qui a \u00e9dit\u00e9 de mani\u00e8re suffisante des textes grecs-latins, s&#8217;est trouv\u00e9, au moins une fois, en pr\u00e9sence d&#8217;un texte syriaque (1). Celui-ci avait \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 et traduit en latin par J. Wetstein en 1752, corrig\u00e9 et r\u00e9\u00e9dit\u00e9 par Gallandi, traduit en allemand par Zingerle (1827) et en fran\u00e7ais par C. Villecourt. Migne se trouvait donc en pr\u00e9sence d&#8217;un monument \u00e9dit\u00e9, r\u00e9\u00e9dit\u00e9, traduit en trois langues, toute difficult\u00e9 scientifique semblait \u00e9cart\u00e9e. Et cependant, dans l&#8217;\u00e9dition Migne, les r remplacent les d, et r\u00e9ciproquement; les m sont pour les c, les n pour les i, les c pour les b et r\u00e9ciproquement, les lettres \u00e0 liaison remplacent les lettres isol\u00e9es. Inutile de dire que les points diacritiques sont rares et que les pointsvoyelles manquent, mais les signes du pluriel eux-m\u00eames sont souvent omis ou se trouvent sur l&#8217;adjectif et manquent sur le nom qui le r\u00e9git (2). De plus, la colonne syriaque occupe deux fois la place de la colonne latine, qui doit encore \u00eatre allong\u00e9e par de nombreux blancs; enfin les variantes, imprim\u00e9es avec les caract\u00e8res du texte, s&#8217;\u00e9tagent disgracieusement au bas des pages. Et pour aboutir \u00e0 ce d\u00e9sastreux r\u00e9sultat, en mati\u00e8re aussi facile, Migne a encore d\u00fb recourir \u00e0 l&#8217;imprimerie Imp\u00e9riale (1857), devenue depuis Nationale, et employer les anciens caract\u00e8res dessin\u00e9s et fondus \u00e0 Rome par les Ass\u00e9mani et la typographie papale au XVIIIe si\u00e8cle et devenus, par confiscation, les types courants de l&#8217;imprimerie Nationale (3).<br \/>\nMgr Graffin commen\u00e7a par cr\u00e9er un nouveau type de caract\u00e8res syriaques jacobites, \u00e0 la fois \u00e9l\u00e9gants et faciles \u00e0 juxtaposer au latin; il le r\u00e9alisa en corps 16 et en corps 9 et acheta un corps 7 pour les variantes. Pour donner un texte aussi \u00ab fini \u00bb que possible, il voulut lui ajouter les voyelles et, pour \u00e9viter leur chevauchement lorsqu&#8217;on les compose sur une ligne sp\u00e9ciale, il les fit fondre avec la consonne correspondante. Apr\u00e8s quoi, avec l&#8217;aide d&#8217;un de ses \u00e9l\u00e8ves, il publia (1894) le premier volume de la Patrologie Syriaque comprenant les \u0153uvres d&#8217;Aphraates (hors la D\u00e9m. XXIII) avec traduction latine et les variantes de tous les mss. accessibles. Le texte et la traduction sont dispos\u00e9s sur colonnes parall\u00e8les; les variantes, les renvois \u00e0 l&#8217;\u00c9criture et de rares notes figurent au bas des pages. Il suffira d&#8217;un coup d&#8217;\u0153il jet\u00e9 sur cet ouvrage et sur l&#8217;essai informe de Migne pour juger du progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9 (4).<br \/>\nCependant la Patrologie Syriaque con\u00e7ue comme une \u00e9dition d\u00e9finitive, rencontrait de nombreuses difficult\u00e9s. Il fallait d&#8217;abord recueillir tous les ouvrages d&#8217;un m\u00eame auteur, rechercher tous les manuscrits accessibles, trouver un savant qui voul\u00fbt traduire en latin. Restaient ensuite les difficult\u00e9s de collation de tous les mss., de mise en pages sur colonnes parall\u00e8les, de confection de lexiques et de tables que Mgr Graffin contr\u00f4lait et, le plus souvent, assumait personnellement.<br \/>\nPour concentrer les reproductions des divers manuscrits d&#8217;un m\u00eame ouvrage, il avait eu recours \u00e0 la photographie; mais la photographie sur plaques, qu&#8217;il avait employ\u00e9e pour son premier volume de Patrologie Syriaque, lui paraissait lente, incommode, co\u00fbteuse. Il chercha mieux et eut le premier l&#8217;id\u00e9e d&#8217;employer, devant l&#8217;objectif, un prisme \u00e0 r\u00e9flexion totale qui donne du premier coup sur papier l&#8217;image n\u00e9gative redress\u00e9e de la page du manuscrit. Cette invention, \u00e0 elle seule, suffirait \u00e0 lui m\u00e9riter la reconnaissance de tous les savants, car il enseigna son proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 qui voulut le conna\u00eetre et alla jusqu&#8217;\u00e0 laisser son premier appareil, alors unique, au photographe de la Vaticane, Luchetti, afin qu&#8217;il p\u00fbt \u00eatre utilis\u00e9 au profit de tous. Depuis lors les principales biblioth\u00e8ques et bon nombre de savants se firent construire des instruments analogues qui d\u00e9rivent tous directement ou indirectement de celui de Mgr Graffin (5). Le probl\u00e8me de la collation des manuscrits \u00e9tait r\u00e9solu.<br \/>\nRestaient les difficult\u00e9s r\u00e9sultant des traductions latines et de la mise en pages. De plus, Mgr Graffin s&#8217;\u00e9tait rendu compte que la Patrologie Syriaque \u00e0 elle seule entra\u00eene de nombreux ouvrages chr\u00e9tiens orientaux \u00e9crits en d&#8217;autres langues et presque tous in\u00e9dits qui en sont les sources, les remaniements ou les d\u00e9riv\u00e9s. Il r\u00e9solut donc de lui adjoindre une Patrologie Orientale qui comprendrait les textes orientaux, et m\u00eame grecs non imprim\u00e9s par Migne, traduits dans la langue que le savant charg\u00e9 de l&#8217;\u00e9dition estimerait la plus avantageuse et qui para\u00eetraient par fascicules, au fur et \u00e0 mesure de leur d\u00e9couverte ou de leur pr\u00e9paration, le texte au haut de la page et la traduction au bas, et avec, sous le texte, les variantes et, sous la traduction, les renvois et les notes. Ces fascicules eux-m\u00eames, au fur et \u00e0 mesure de leur apparition, devaient \u00eatre r\u00e9unis en volumes, et former une collection de textes analogue \u00e0 la collection Texte und Untersuchungen que M. Harnack a fond\u00e9e et dirige avec tant de succ\u00e8s. Ce nouveau projet fut r\u00e9alis\u00e9 au Congr\u00e8s international des orientalistes de 1897, avec l&#8217;aide de M. J. Perruchon et de savants de tous pays venus \u00e0 Paris \u00e0 l&#8217;occasion de ce congr\u00e8s. Aussit\u00f4t Mgr Graffin fit dessiner, graver et fondre un nouveau caract\u00e8re \u00e9thiopien (corps 12 et corps 9) et M. Perruchon voulut bien se charger d&#8217;\u00e9diter Le livre des myst\u00e8res du ciel et de la terre et de pr\u00e9parer, de concert avec MM. Ren\u00e9 Basset, Conti Rossini et I. Guidi, l&#8217;\u00e9dition du Synaxaire \u00e9thiopien. Les vicissitudes de cette entreprise, la maladie de M. J. Perruchon qui vint un instant la compromettre, et les circonstances dans lesquelles je fus amen\u00e9 \u00e0 offrir \u00e0 Mgr Graffin, qui avait \u00e9t\u00e9 mon ma\u00eetre et qui m&#8217;avait lib\u00e9ralement donn\u00e9 des photographies et des copies de mss., ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 racont\u00e9es ailleurs (6). De plus, le d\u00e9tail des ouvrages parus se trouve sur la couverture de la pr\u00e9sente Revue. Il me suffit donc d&#8217;ajouter que les caract\u00e8res cr\u00e9\u00e9s expr\u00e8s pour la Patrologie Orientale (\u00e9thiopien, corps 12 et 9; arabe, corps 16; copte, corps 16 et 9; estrangh\u00e9lo, corps 16 et 9; syriaque jacobite d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, corps 16 et 9), les quinze fascicules parus, les neuf fascicules qui sont \u00e0 l&#8217;imprimerie ou entre nos mains pr\u00eats pour l&#8217;impression, sans parler des travaux en pr\u00e9paration, sont un positif t\u00e9moignage de la vitalit\u00e9 de cette \u0153uvre et de son avenir (7). Il nous reste \u00e0 ajouter quelques lignes sur le tome II de la Patrologie Syriaque et sur la Revue de l&#8217;Orient Chr\u00e9tien.<br \/>\nLe tome II de la Patrologie Syriaque contient: 1\u00b0 la d\u00e9monstration XXIII d&#8217;Aphraate avec un lexique de tous les mots employ\u00e9s par cet auteur, des tables des noms et des mati\u00e8res et des citations de la sainte \u00c9criture et une concordance du texte avec l&#8217;\u00e9dition princeps de W. Wright; 2\u00b0 Bardesane, Le livre des lois des pays avec une \u00e9tude sur l&#8217;auteur et ses ouvrages et des tables comme ci-dessus; 3\u00b0 deux r\u00e9dactions du martyre de saint Sim\u00e9on bar Sabba&#8217;\u00e9 avec une \u00e9tude sur la vie, les \u00e9crits, le martyre de Sim\u00e9on et sur la pers\u00e9cution de Sapor, et des tables; 4\u00b0 l&#8217;Apocalypse et la lettre de Baruch avec pr\u00e9faces et tables; 5\u00b0 Le Testament d&#8217;Adam avec, en appendice, les Apotelesmata d&#8217;Apollonius de Tyane, source d&#8217;une partie du Testament d&#8217;Adam. Ce dernier \u00e9crit, qui est en langue grecque, est \u00e9dit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois.<br \/>\nLa Revue de l&#8217;Orient Chr\u00e9tien, fond\u00e9e, en 1896, sur l&#8217;initiative et avec le concours mat\u00e9riel de Sa Saintet\u00e9 L\u00e9on XIII, pour compl\u00e9ter par des articles de caract\u00e8re plus nettement scientifique la Revue bi-mensuelle de la Terre Sainte, avait \u00e9t\u00e9 aiguill\u00e9e de plus en plus, par M, L\u00e9on Clugnet, dans la voie scientifique d&#8217;\u00e9ditions de textes chr\u00e9tiens orientaux. A la fin de sa neuvi\u00e8me ann\u00e9e, des difficult\u00e9s mat\u00e9rielles menac\u00e8rent son existence (8), mais les hommes d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9s et d\u00e9vou\u00e9s qui forment aujourd&#8217;hui son comit\u00e9 directeur (voir page 2 de la couverture) unirent leurs efforts pour la sauver. Actuellement cette Revue est ouverte \u00e0 toutes dissertations relatives aux chr\u00e9tiens orientaux. Elle peut ne pas s&#8217;occuper de la chronique locale, des menues nouvelles d&#8217;Orient et ne pas faire de vulgarisation puisque tel est le r\u00f4le plus sp\u00e9cial de la Revue de la Terre Sainte dont elle est le suppl\u00e9ment. A d\u00e9faut de dissertations elle publie des analyses ou traductions des textes orientaux in\u00e9dits ainsi que de courts textes \u00e9galement in\u00e9dits a fin de vulgariser le plus vite possible les litt\u00e9ratures orientales et de porter leurs \u0153uvres \u00e0 la connaissance des savants. Mgr Graffin consacra aussi \u00e0 cette Revue une part de son activit\u00e9 et lui obtint en particulier un secours de cent francs de M. S\u00e9nart, membre de l&#8217;Institut, et une derni\u00e8re mais tr\u00e8s importante subvention de Sa Saintet\u00e9 Pie X.<br \/>\nEt maintenant il nous suffit d&#8217;ajouter que le tome IV de la Patrologie Syriaque est fort avanc\u00e9, et que l&#8217;existence de la Revue de l&#8217;Orient Chr\u00e9tien est assur\u00e9e pour plusieurs ann\u00e9es. Ce sera l&#8217;honneur de Mgr Graffin et de ses collaborateurs d&#8217;avoir si bien mis en relief les chr\u00e9tient\u00e9s orientales par ces collections de textes et de dissertations.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>F. NAU.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">1 Patrologie grecque, tome 1. col. 379 \u00e0 451: Duae epistolae sancti Clementis (ad virgines).<br \/>\n2 Col. 381, l. 21 \u0729\u072a\u0721 (pour \u0729\u0715\u0721); &#8211; col. 383, l. 14 \u0713\u0715 (pour \u0713\u071d\u072a); &#8211; c. 385, l. 9 \u0718\u0729\u072a\u071d\u072b\u0729\u072c (pour \u0718\u0729\u072a\u071d\u072b\u0729\u072c\u0710); &#8211; col. 389, l. 17 \u0712\u071d\u072a (pour \u0712\u071d\u0715); &#8211; col. 391, l. 8 \u0712\u0721\u0720 (pour \u0712\u071f\u0720). &#8211; Ibid \u0710\u0722\u0719\u0713\u0715\u0710 (pour \u0710\u071d\u0719\u0713\u0715\u0710). &#8211; Col. 393, l. 23 \u0715\u0712\u072c\u071d\u0712 (pour \u0715\u071f\u072c\u071d\u0712); l.22 \u071f\u072a\u0718\u071a (pour \u0712\u072a\u0718\u071a). &#8211; Col. 389, l. 22 \u0715\u0729\u072a\u071d\u072c\u071f (pour \u0715\u0729\u072a\u071d\u072c\u071f). &#8211; Dans les doux premi\u00e8res colonnes les signes du pluriel figurent quatorze fois et manquent seize fois, etc., etc., etc. Notre but n&#8217;est pas de critiquer Migne, mais de faire remarquer sur un exemple pris chez ce c\u00e9l\u00e8bre \u00e9diteur, combien il \u00e9tait difficile de faire imprimer correctement en France un texte oriental.<br \/>\n3 D&#8217;ailleurs cet \u00e9tablissement \u00ab n&#8217;ex\u00e9cute, pour le compte des particuliers, que les ouvrages exigeant l&#8217;emploi de caract\u00e8res \u00e9trangers qui ne se rencontrent pas dans les imprimeries du commerce \u00bb. Cf. Nouveau Larousse illustr\u00e9, t. V. p. 249. On comprend en effet que cette imprimerie, fond\u00e9e et entretenue par las contribuables, ne puisse leur faire une in\u00e9gale -et par suite d\u00e9loyale- concurrence. Migne ne pouvait donc pas compter sur elle pour l&#8217;impresion d&#8217;une longue suite d&#8217;ouvrages.<br \/>\n4 Chacun imaginera facilement le nombre de voyages que Mgr Graffin dut faire \u00e0 l&#8217;imprimerie Firmin-Didot, au Mesnil, d\u00e9partement de l&#8217;Eure, pour former compositeurs et correcteurs. Il voulut assister en personne au tirage de chaque feuille pour v\u00e9rifier les derni\u00e8res corrections et pouvoir r\u00e9parer aussit\u00f4t les accidents (bris ou d\u00e9placements de lettres) qui pouvaient se produire durant le tirage.<br \/>\n5 Mgr Graffin exposa son appareil de photographie \u00e0 l&#8217;exposition universelle de 1900, Groupe 1, Classe 3, n\u00b0 43 du Catalogue, dans l&#8217;exposition particuli\u00e8re des professeurs de l&#8217;enseignement libre, qu&#8217;il fut seul \u00e0 organiser, diriger et solder, et qui obtient deux grands prix, deux m\u00e9dailles d&#8217;or, deux m\u00e9dailles d&#8217;argent, une m\u00e9daille de bronze.<br \/>\n6 Revue Critique, 1905-1906.<br \/>\n7 Inutile encore de mettre en relief le nombre de lettres (un millier), d&#8217;annonces, d&#8217;articles qui ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires pour mettre cette \u0153uvre en train et les difficult\u00e9s de tous genres provenant souvent des moindres causes mat\u00e9rielles ou du fait de certains. Ces difficult\u00e9s pourraient facilement \u00eatre compar\u00e9es \u00e0 toutes les \u00e9preuves endur\u00e9es par saint Paul: periculis latronum, periculis ex genere, periculis ex gentibus, periculis in civitate&#8230; periculis in falsis fratribus.<br \/>\n8 En mai 1905, \u00e0 mon retour du congr\u00e8s des Orientalistes d&#8217;Alger, le premier num\u00e9ro n&#8217;\u00e9tait pas encore commenc\u00e9. Je proposai alors \u00e0 Mgr Charmetant, le distingu\u00e9 directeur des \u0152uvres d&#8217;Orient, de la Revue de la Terre Sainte et de son suppl\u00e9ment la Revue de l&#8217;Orient Chr\u00e9tien, de diminuer les d\u00e9penses et je lui offris de faire gratuitement fonction de secr\u00e9taire pour terminer la s\u00e9rie et chercher une combinaison pour sauver la Revue. Fort de l&#8217;appui de Mgr Charmetant et de Mgr Graffin, apr\u00e8s bien des d\u00e9marches inutiles, je trouvai enfin M. l&#8217;abb\u00e9 J. Bousquet, M. l&#8217;abb\u00e9 L. Leroy et M. l&#8217;abb\u00e9 E. Mangenot, professeurs aux Instituts de Paris ou d&#8217;Angers, pour unir leurs efforts aux n\u00f4tres. Cette ann\u00e9e chacun des membres du comit\u00e9 directeur verse cent cinquante francs pour la Revue.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Source : Revue de L\u2019Orient Chr\u00e9tien, vol. 12. Fasc. 2. 1907. pp. 113-118.<\/strong><\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><strong>Transcripci\u00f3n : Francisco Arriaga [texto] y Pilipos [texto siriaco]. 13 de septiembre 2009.<\/strong><\/h5>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong> <\/strong><a style=\"margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;\" title=\"View Les Patrologies Syriaque Et Orientale on Scribd\" href=\"http:\/\/www.scribd.com\/doc\/19700972\/Les-Patrologies-Syriaque-Et-Orientale\"><strong>Les Patrologies Syriaque Et Orientale<\/strong><\/a> <object id=\"doc_927219738369555\" classid=\"clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000\" width=\"100%\" height=\"500\" codebase=\"http:\/\/download.macromedia.com\/pub\/shockwave\/cabs\/flash\/swflash.cab#version=6,0,40,0\"><param name=\"name\" value=\"doc_927219738369555\" \/><param name=\"align\" value=\"middle\" \/><param name=\"quality\" value=\"high\" \/><param name=\"play\" value=\"true\" \/><param name=\"loop\" value=\"true\" \/><param name=\"scale\" value=\"showall\" \/><param name=\"wmode\" value=\"opaque\" \/><param name=\"devicefont\" value=\"false\" \/><param name=\"bgcolor\" value=\"#ffffff\" \/><param name=\"menu\" value=\"true\" \/><param name=\"allowFullScreen\" value=\"true\" \/><param name=\"allowScriptAccess\" value=\"always\" \/><param name=\"src\" value=\"http:\/\/d1.scribdassets.com\/ScribdViewer.swf?document_id=19700972&amp;access_key=key-ovd4hgj1me1u3hfol0b&amp;page=1&amp;version=1&amp;viewMode=\" \/><param name=\"allowfullscreen\" value=\"true\" \/><embed id=\"doc_927219738369555\" type=\"application\/x-shockwave-flash\" width=\"100%\" height=\"500\" src=\"http:\/\/d1.scribdassets.com\/ScribdViewer.swf?document_id=19700972&amp;access_key=key-ovd4hgj1me1u3hfol0b&amp;page=1&amp;version=1&amp;viewMode=\" allowscriptaccess=\"always\" allowfullscreen=\"true\" menu=\"true\" bgcolor=\"#ffffff\" devicefont=\"false\" wmode=\"opaque\" scale=\"showall\" loop=\"true\" play=\"true\" quality=\"high\" align=\"middle\" name=\"doc_927219738369555\"><\/embed><\/object><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le touriste, apr\u00e8s avoir gravi p\u00e9niblement une montagne, prend plaisir \u00e0 revoir le chemin parcouru, \u00e0 d\u00e9couvrir de nouveaux horizons et \u00e0 former, de son observatoire, les plans de nouvelles excursions, c&#8217;est-\u00e0-dire de nouvelles fatigues. 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